Historique de la route

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S.I.V.U. DE LA BONETTE

 

PETITE HISTOIRE D’UNE ROUTE ET DE SON SAUVETAGE

 

bonette

Par Jean PASCAL

Conseiller Général Honoraire des A.M

Président du S.I.V.U. de La Bonette

15 Novembre 2011

 

          

 

 

 Des sentiers muletiers…
Dans les temps anciens et jusqu’au XIXème siècle, des échanges se sont toujours faits entre les hameaux ou villages de la vallée de la Tinée et ceux de la vallée de l’Ubaye ou de la vallée de la Stura par des sentiers dits « muletiers » à l’époque, devenus « de randonnées », aujourd’hui.
Il était bien plus facile pour un habitant de la Haute tinée, d’aller à Jausiers, Barcelonnette ou Bersezio, destinations pour lesquelles le parcours se faisait dans la journée, que de descendre à Nice, ce qui demandait cinq bonnes journées de marche, avec exigence de passer par la Tour, Utelle et Levens, puisque les gorges de la Mescla constituaient un verrou interdisant tout passage. Ce n’est qu’en 1833 qu’un chemin muletier de quelques 2 mètres de large fut ouvert dans ces gorges, ramenant alors le parcours St. Etienne – Nice à trois jours.

 1860

18 Août

Dès le rattachement du conté de Nice à la France, Napoléon III veut la
création d’une route Impériale Nice – Barcelonnette par la Tinée
A l’époque, le Haut pays Niçois avait une population équivalente à Nice.
Saint Etienne de Tinée était la 3ème ville importante du département et saint Dalmas le Selvage comptait plus de 500 habitants.
Or, les Gavots – habitants de ce qu’on appelait « l’arrière pays Niçois » - n’aimaient pas le régime Sarde qui, ayant toujours négligé l’aménagement d’un réseau routier, les maintenait isolés.
C’est une des grandes raisons du plébiscite en faveur du rattachement à la France.
De ce fait, dès le rattachement prononcé en juin 1860, l’une des premières actions de Napoléon III fut sa volonté d’y apporter solution en créant un schéma routier, publié le 18 août de cette même année, où figurait « la route impériale N° 205 entre Nice et Barcelonnette par la vallée de La Tinée ».
Au cours des temps, le sigle 205 s’est perpétué puisqu’après avoir été « Route Impériale 205 », elle est devenue avec la République « Route Nationale   205 » et avec la Départementalisation « Route Départementale 2205 »

 1870
1896
1914
1937

 Arrivée de la route   à   St. Sauveur sur Tinée  
                                           St Etienne de Tinée
                                           St Dalmas le Selvage (D 63 à partir du Pont Haut)
                                           Bousieyas                     (D 64        

 1882

   10 mai

Une piste militaire en prévision d’un conflit France – Italie :
A partir de 1878 les relations avec l’Italie se dégradent car cette dernière cherche à se rapprocher de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie, ce qui se concrétise par la conclusion du traité de triple alliance (Triplice) signé le 10 mai 1882 entre l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie.
Devant le risque d'un conflit France-Italie, l'armée (chasseurs Alpins), se lance dans la construction d’un très important ensemble défensif sur la zone frontalière de Pelousette-les Fourches.
Cet engagement nécessite pour assurer la desserte de ce vaste chantier, la construction d'une piste charretière,   entre le quartier du Piz   et le camp des Fourches, passant par les cols de Restefond et de Raspaillon, en prolongation de la piste communale venant de Jausiers.
La première liaison interdépartementale AHP – AM était née.
Cette piste devait permettre la construction des casernes de Restefond, de l'important ouvrage avancé du Camp des Fourches et de ses annexes : mont des Fourches, cime de Pelousette, Tête Vinaigre…
La desserte à partir de Jausiers, fut complétée par un téléphérique de chantier qui, partant du Pra, desservait le blockhaus du mont des Fourches et le camp des Fourches, aujourd’hui démonté.

 1914 -1918

 La grande Guerre

 Cet ensemble défensif ne servit pas :
En effet, contrairement aux prévisions, l’Italie préfère rester neutre au début de la grande guerre, puis, rapidement, se rapproche du pacte de Londres (France – Angleterre – Russie) et y adhère le 26 avril 1915, contre la promesse d’attribution du Trentin et du Haut-Adige.

 1928

 Et suivantes

 Nouveau risque de conflit avec l’Italie, La piste devient route :
Les menaces de guerre avec l’Allemagne et l’Italie s’intensifient à telle enseigne que la France se lance dans un vaste programme de protection de ses frontières, la ligne Maginot. (du nom du ministre de la guerre de l’époque).
Les temps ont changé, les camions sont nés, l’armée transforme la piste Jausiers – Restefond en route carrossable, avec construction d’ ouvrages d’art permettant le passage d’un charroi lourd, nécessaire pour l’alimentation des chantiers d’édification des nouveaux fortins ou blockhaus en béton armé.
Ceux-ci furent donc construits dans le cadre de la « ligne Maginot » dont l’ouvrage le plus important dans les A.M. fut le fort de Rimplas.
Celui-ci comportait un magnifique téléphérique de desserte à partir de la R.N. 205, malheureusement démoli aujourd’hui et dont un des derniers vestiges est le hangar d’une serrurerie d’art située au droit d’un des tunnels précédant l’embranchement de la route de Valdeblore.

 

 

Une époque charnière pour les fortifications :
En effet, sur un site réduit (quelques hectares) on trouve des fortifications construites suivant les règles anciennes avec des matériaux de toujours : pierre taillée sur place, liant à la chaux, à côté de blockhaus modernes, en béton armé, de conception « Maginot »

1940

 10 juin

Déclaration par Mussolini de la guerre à la France

 1940

 24 juin

 Armistice Italie - France.
Les troupes italiennes demeurent sur les territoires occupés, ce qui entraîne l’occupation d’Isola, du Bourguet, de Douans….

 

 

La route militaire devient inutile pour l’armée :
A partir de cet armistice, il n’est plus question de guerre entre la France et l’Italie. La route de Restefond n’intéresse pratiquement plus l’armée qui n’y assure plus qu’un entretien extrêmement réduit.

 1948

 

Jonction Bousieyas – Camp des Fourches
Grace à la volonté du Dr Maurice Rovery, Conseiller Général de St Etienne de Tinée et de Me Bernard Issautier, Maire, le Département lance les travaux de jonction Bouseyas – Camp des Fourches afin de réaliser une liaison interdépartementale Alpes Maritimes – Alpes de Haute Provence.

1950

29 septembre

 Le trait d’union A.M - A.H.P enfin réalisé :
Inauguration par MM. Maurice Rovery, Conseiller Général des A.M., Bernard Issautier, Maire de Saint Etienne de Tinée, Léon Issautier, Maire de Saint Dalmas le Selvage et diverses Personnalités des A.M., des A.H.P., de l’Armée ainsi qu’en la présence des Chasseurs Alpins, du tronçon routier Bousieyas (1883 m) - Camp des Fourches (2678 m).
A partir de ce jour, la liaison Tinée - Ubaye promise depuis 98 ans par Napoléon III, est réalisée, et les voitures peuvent transiter.
Il faut néanmoins signaler qu’entre le camp des Fourches et les casernes, la voie était constituée par l’ancienne piste militaire restée en l’état, mal revêtue et très chaotique, qui passait par le col de Restefond, d’où le nom qui fut longtemps conservé à la route.

1951 et suivantes

 

 Dès son ouverture, la liaison connaît un grand succès…
Or, si la jonction Bousieyas – Camp des Fourches, présentait les caractéristiques d’une voie moderne, tel n’était pas le cas du tronçon Camp des Fourches – Casernes de Restefond, qui était constitué par l’ancienne piste militaire mal revêtue et très chaotique.
La fréquentation augmentant d’année en année, la nécessité de remédier à cet état de fait était devenue urgente.

 1959

 4 Août

 Une route de Prestige :
Le Préfet des A.M. J.P. Moatti + le Maire de Nice Jean Mèdecin, + le Maire de St Dalmas le Selvage, Léon Issautier, + le Prof. Guiran + les Elus de la Hte Tinée et de la Hte Ubaye + M.A.Liautaud, Ingénieur d’arrondissement à la DDE + M. Cottel ( DDE de Saint Etienne de Tinée), font une visite du site pour examiner la situation et décider des travaux à faire.
Après examen, le Préfet déclare qu’il ne débloquerait d’importants crédits que pour une route de prestige, ce prestige pouvant être obtenu par un record d’altitude.
M. Cottel suggère alors d’abandonner l’ancienne voie et d’en créer une nouvelle à l’adret, laquelle contournerait la cime de la Bonette, ce qui en ferait la route inter-vallée la plus haute d’Europe culminant à 2802 mètres d’altitude, dépassant ainsi le col de l’Iseran de 30 mètres.
Cette proposition est adoptée à l’unanimité.

 1959

     Octobre

 Le Conseil Général adopte :
Le CG des AM vote 200 millions de francs pour ouvrir la voie suivant le nouveau tracé.
Les travaux sont confiés aux entreprises Nicoletti, Del Fabro, Calza…

 1961

 Hiver

 Le pont du Pra emporté :
Une crue importante du Salso Moreno emporte le pont du Pra (vestige encore existant)
Un nouveau pont métallique est construit sur le vallon, en contre bas.

 1961

 2 octobre

 La route inter-vallées la plus haute d’Europe :
Inauguration de la route la plus haute d’Europe dans son   tracé définitif par les mêmes personnalités que dessus. Le nom de la route devient «  ROUTE DE LA BONETTE – RESTEFOND ». Ce dernier terme rémanence de l’ancien tracé, fut par la suite abandonné puisque la voie ne passait plus par le col de Restefond.
Parallèlement fut mise en place au point culminant, soit à 2802 mètres d’altitude, une stèle à la mémoire de ceux qui ont réalisé cette merveilleuse liaison entre les Alpes Maritimes et les Alpes de Haute Provence.
Le point de vue étant exceptionnel, une table d’orientation était placée au faite de la Bonette 2859 mètres. (beau petit sentier pour l’atteindre)

 1962

Juillet

 Passage du tour de France cycliste.

 1963

 12 Août

 Un oratoire pour commémorer un vœu :
Bénédiction de l’oratoire à ND du Très Haut - Mère à l’enfant - d’Andrée Diesnis, par Mgr Mouisset   Evêque de Nice, en présence des Confréries de Pénitents et des élus, en reconnaissance d’un vœu formulé par la population de St Etienne de Tinée en 1940, lors de son évacuation vers St.André les Alpes.
Par ce vœu, la population demandait la protection du village pendant la guerre qui venait d’être déclarée par l’Italie à la France.
Elle est l’occasion d’un pèlerinage programmé toutes les années au dernier samedi de juillet qui connaît beaucoup de succès.

 1968

 

De la station de ski des Sagnes Blanches…
La Commission Michaud (SEATM) de Chambéry autorisait la création d’une station de Ski de 25 000 lits sur la commune de Jausiers au lieu dit «Les Siagnes Blanches ». C’était la période de « l’or blanc ». Un début de financement de l’Etat était alloué à la Commune de Jausiers pour l’aménagement de la voie d’accès.
Six kilomètres de voie à 8 mètres de large furent réalisés, que l’on peut apprécier lorsqu’on emprunte la route de La Bonette à partir de Jausiers.
Le projet de cette station de sports d’hiver fut par la suite abandonné.

 1976

 Septembre

 Le Parc du Mercantour
Création du Parc National du Mercantour (68.000 HA)
La route de la BONETTE est une des rares routes à traverser un Parc National.

 1976

 27 avril

 Y aura-t-il fermeture de la route ???
Les fortifications de Restefond étant devenues inutiles puisque France et Italie s’étaient réconciliées, la route militaire n’avait plus de raison d’être pour l’armée qui n’y assurait plus aucun entretien. Elle était donc devenue dangereuse et le Colonel LOUIS, Directeur des Travaux du Génie de Nice, annonçait son intention d’y interdire toute circulation automobile.

 1976

 17 juin

 L’A.D.R.B. (Association de Défense de la Route de la Bonette)
Face à cette situation qui risquait de devenir catastrophique pour nos deux vallées et leurs Villages, nous suggérons avec le Professeur GUIRAN, Adjoint au maire de Nice, de créer une association de défense.
Etant Conseiller Général du Canton, je lui propose d’en prendre la Présidence, ce qu’il accepte. Il s’entoure de M. BOURDON, alors président de l’O.T. de saint Etienne de Tinée, pour le seconder.
Ainsi naquit l’A.R.D.B

 1976

 22 juin

 Tenue d’une Conférence Interdépartementale
Toute démarche pour faire classer le versant Bas Alpin de la route par le département des AHP ayant échoué, une « Conférence Interdépartementale ». est organisée en la mairie de Barcelonnette le 22 juin 1976.
Y sont conviées des Personnalités des deux départements, dont MM les Préfets des A.M et des A.H.P., des responsables de l’Armée, M. Cogordan, Maire de Jausiers et moi-même, Conseiller Général.
Le Maire de Jausiers accepte d’inscrire la totalité de la route de la Bonette située sur son territoire dans sa voirie communale et les Conseils Généraux des AM et des AHP dégagent quelques crédits d’urgence, afin que la route puisse être ouverte dès la saison d’été 1976, à savoir :
-       partie de voie qui était militaire :        250.000 F
-       partie de voie qui était communale :   100.000 F

   1976

 Et suivantes

 Et donc des Travaux…
Les travaux relatifs à ces crédits furent rondement menés et la route connut un succès grandissant
Pour autant, ils étaient très insuffisants pour remettre en état les 25 kilomètres de voie du versant Haute Provence.

 

 

La route ne peut être inscrite au Schéma Routier Régional du fait qu’elle n’est pas Départementale !
Nous fîmes de nombreuses démarches pour faire classer la voie dans le schéma routier régional.
La Région nous répondit régulièrement que seules les voies Départementales pouvaient être classées et non les voies Communales.
C’était le trou noir !

     1982

 15 août

Pétition en faveur du maintien de la route
Devant les menaces répétées de fermeture de la Route par manque de crédits pour son aménagement et son entretien, nous ouvrons une pétition au festin d’Isola village. Elle est par la suite rendue itinérante et recueille plus de 1500 signatures.

1986

5 juillet

Un péage sur la route de La BONETTE !
Plus de crédits, plus d’entretien, la route se dégrade et devient à nouveau dangereuse…
Devant cet état de fait et pour pouvoir assurer les travaux de remise en état ainsi que les travaux d’entretien, le Conseil Municipal de Jausiers, sous la férule de son maire M. Cogordan, institue par deux délibérations du 5 juillet 1986 un péage aux tarifs suivants :    
Redevance par voiture                                                                    20 F / jour
       «              motocyclette                                                       10 F / jour
                Vélo, Piétons et Contribuables de la commune            Gratuité.

Le 12 juillet 1986, ouverture du péage installé au hameau de Chalanette.
Une brochure trilingue est remise aux passagers dans un climat décontracté, celle-ci explique la nécessité de cette mesure, quelque peu surprenante...
L’encart précisait toutefois, qu’il était possible d’éviter le péage en utilisant une petite voie annexe.
Le message était bien compris puisque moins de 5% des usagers utilisèrent cette dernière facilité.

 1986

30 juillet

Le Préfet des AHP interdit le péage et saisit par voie de déféré le Tribunal Administratif, sans proposer de solution pour sauver la route :
Le Préfet des Alpes de haute Provence signifia alors « un sursis à exécution » des délibérations instituant le péage et saisit parallèlement le Tribunal Administratif de Marseille pour que soit annulées celles-ci.
Ce péage avait pourtant rapporté en 18 jours de fonctionnement, dans une ambiance cordiale et compréhensive, une somme de 180.000 Fr, soit 10.000 Fr / jour.  Elle était de nature à sauver la route…

1986

Eté

Monsieur   Jean Claude GAUDIN,   comprend et promet de nous aider…
Devant cette triste nouvelle, je me rendais à la fête du Haut Pays qui se tenait à Saint Auban sous la présidence de Jean Claude GAUDIN, nouveau Président du Conseil Régional PACA.
Bien que ne le connaissant pas, je pus l’entretenir du problème et l’invitais au prochain pèlerinage à « Notre Dame du Très Haut ».
Le Président, avec sa bonhomie coutumière, acceptait l’invitation et promettait de m'aider à sauver la route.

  1986

   1er Août
   et 6 Nov

Le Maire de Jausiers présente deux mémoires en défense tendant au rejet du déféré.
Ces mémoires faisaient ressortir le fait que le Conseil Municipal avait employé le moyen extrême du péage faute de pouvoir entretenir la route, vu le peu de rentrées fiscales de sa Commune.
Celle ci était en effet incapable d’assurer les importants travaux de remise en état de la voie, sa mise aux normes et par la suite, son entretien

1987

13 Avril

Le Tribunal Administratif de Marseille donne tord au Maire de Jausiers :
Le Tribunal en considérant notamment, que le Code des Communes dans ses articles L 231- 1 à L.231-12   interdit pour les Conseils Municipaux la création d’autres recettes que celles que la loi autorise expressément, et qu’aucune disposition législative ne permet à une commune de prélever un droit de péage, décide d’annuler toutes les pièces instituant ledit péage.

1987

26 Août

Création du S.I.V.U. de LaBonette. (Syndicat à Vocation Unique pour la Conservation et l’Aménagement de la Route de la Bonette - Restefond et de son Site Alentour)
Pour pouvoir recevoir des crédits, nous préconisions avec R. Bourdon, devenu Président de la A.D.R.B., la création d’un SIVU pour la conservation de la route.
En effet, seul un SIVU, doté de la comptabilité Administrative, pouvait recevoir des crédits représentant 100/100 de la valeur des travaux.
J’intervenais auprès de tous les Maires concernés et j’eus la satisfaction de voir que St Dalmas le Selvage, Saint Etienne de Tinée, Isola, Saint Sauveur sur Tinée, Valdeblore, Clans, Roure, Roubion, Marie, Rimplas, Bairols, La Tour sur Tinée, Tournefort, Jausiers , y adhérèrent spontanément  par une délibération concomitante de leur Conseil Municipal
Ainsi le SIVU était né : il comportait toutes les Communes de la Vallée de la Tinèe (A.M.) + Jausiers et, par la suite Barcelonnette (A.H.P.), soit 16 communes au total, sur deux départements. (Ce qui constitue un cas tout à fait exceptionnel).

 1987

 31 juillet

Un SIVU approuvé par deux Préfets,
Arrêté Inter préfectoral N° 87 – 2161
« Les Préfets des AHP et AM vu les délibérations concordantes des communes précitées,
ARRETENT :
Art 1 - Est autorisée … « la création d’un Syndicat Intercommunal pour la Conservation et la Promotion de la Route de La Bonette – Restefond et de son Site Alentour »
Art 2 – Ce syndicat à vocation touristique et économique a pour objet d’accomplir toutes actions en vue de la conservation et de la promotion de la route de la Bonette – Restefond sur l’ensemble de son itinéraire et de son site alentour.
Art 3 – Le siège du syndicat est fixé à la mairie de Jausiers.
Art 4 – Le syndicat est constitué pour une durée illimitée.
Art 5 – Les fonctions de Receveur seront exercées par le receveur percepteur de la Condamine – Chatelard   (aujourd’hui Barcelonnette)
Art 6 - La contribution des communes associées aux dépenses du syndicat est fixée par le comité à une participation par habitant, au prorata de la population municipale et comptée à part.
…… »
Signé par MM les Préfets des AHP et AM

1987

et années suivantes

M. Gaudin tient sa parole :
A   l’Assemblée générale de mars 1987, nous établissons un dossier technique de 2.000.000 Fr de travaux que nous adressons à M. Gaudin.
En décembre un arrêté de la Région nous annonce le crédit.
Grosse satisfaction… merci Monsieur Gaudin.

1987

Sa 1er Août

M. Gaudin présent au pèlerinage à N.D du T.H ;
A 9H30 nous sommes aux casernes de Restefond où nous attendons l’hélicoptère dans lequel se trouve M. Gaudin.
Il arrive, se pose, et M. Gaudin en descend avec ce large sourire qui le caractérise.
Le temps est au beau fixe.
M. Gaudin découvre les magnifiques paysages, prend part à la procession, assiste à toutes les cérémonies, puis après la Célébration, à l’heure des allocutions, prend la parole pour dire son enthousiasme à l’égard du site et renouvelle sa promesse de nous aider à sauver la route

1988

Sa 30 juil

M. Gaudin présent au pèlerinage à N.D. du T.H.

 

1989

 

Mars

Jean Pierre AUBERT, Maire de Jausiers.

Nouvelle municipalité à Jausiers : M. J.P. Aubert, Maire – L. Gilly et M. Paolo, Maires Adjoints, Cette municipalité emboîte le pas et devient très efficace pour le maintien de la route et sa promotion. Les rapports sont excellents.
M. Bagnis, qui en est le Secrétaire Général, accepte d’assurer le secrétariat du SIVU, ce qui nous satisfait pleinement

1989

Sa 29 juillet

M. Gaudin, présent au pèlerinage à N.D. du T.H.

1990

Sa 28 juillet

M. Gaudin, présent au pèlerinage à N.D. du T.H.

1995

2 septembre

M. Jérome TOMI, Président du SIVU
Mon état de santé laissant à désirer, je cède la présidence à M. Jérome Tomi, maire honoraire de Saint Dalmas le Selvage, qui, sur ma proposition, est élu à l’unanimité.

 1997

 Juillet

 Nouveau passage du tour de France avec fin d’étape à Isola 2000.

 1998

 28 mars

Jean PASCAL à nouveau Président :
M. Tomi souhaite se retirer pour des raisons personnelles, mon état de santé s’étant amélioré, j’accepte de reprendre la présidence du SIVU et la confiance m’est à nouveau acquise à l’unanimité.

 1999

 mars

 M. Michel VAUZELLE devient Président du Conseil Général PACA
La subvention de 2.000.000 de Fr annuelle continue à être votée, ce qui permet la poursuite des travaux d’aménagement de la voie…       Merci M. Vauzelle

 2001

 Janvier

Arrivée de l’Euro, que va-t-il se passer ?
Notre appréhension est grande.
Pour autant, tout se passe bien puisque la Région, sans que nous ne fassions une quelconque démarche, nous alloue une subvention de 300.000 €, ce qui correspond à 2.000.000 Fr

 2001

 28 juillet

 Christian ESTROSI lance d’importants travaux sur le versant des A.M.
Christian ESTROSI, Député des A.M., nouveau Conseiller Général du canton de Saint Etienne de Tinée, est tout à fait favorable à la route de la Bonette.
Dans son allocution au pèlerinage à N.D. du Très Haut, Il s’engage à lancer de gros travaux sur la voie, versant des A.M. pour l’amener à un niveau de confort comparable à celui du versant AHP.

 2002

 Et suivantes

 Christian ESTROSI tient parole :
De très gros travaux sont lancés par le Conseil général des A.M., sur le versant de la voie de son ressort…               Merci M. Estrosi

 2003

 1ér février

 La trésorerie de la Condamine est supprimée :
M. Texier, Trésorier de la Condamine - Chatelard, chargé du contrôle de notre comptabilité, est affecté à la trésorerie de Barcelonnette. Il accepte néanmoins de rester receveur du SIVU, ce qui nous satisfait, car nous n’avons eu qu’à nous féliciter des qualités de service de ce fonctionnaire émérite et dévoué.

 2003

 Printemps

 Une maitrise d’œuvre gratuite :
Sur proposition de M. Ch. Estrosi, devenu 1er   VP du Conseil Général, l’Assemblée Départementale décide de substituer aux subdivisions de la Direction de l’Equipement, des Subdivisions Départementales d’Aménagement. Une nouvelle convention de maîtrise d’œuvre est donc signée, que M. Estrosi, accorde à titre gratuit pour le SIVU, ce que nous apprécions pleinement.

 2007

 Automne

 Caroline MURRIS devient Conseiller Général du canton de St. Etienne de Tinée et Eric CIOTTI   Président du Conseil Général des A.M.
Toutes les années le SIVU demande une petite subvention au Département pour assurer son fonctionnement.
Aussi bien Caroline Murris qu’Eric Ciotti s’attachent à nous l’allouer, ce qui nous permet de vivre et de faire de la promotion en faveur de la fréquentation de la route, ce qui amène des retombées économiques pour tous nos Villages.

2007

 

 La voie poursuit son amélioration :
Notre SIVU continue à demander à chacune de ses Assemblées Générales annuelles une subvention d’équipement à la Région de 300.000 € et la Région nous fait l’honneur de continuer à l’honorer.
Les travaux se poursuivent donc et la voie s’améliore d’année en année.

 2007

 Octobre

La Région visite les réalisations :
Cette visite est faite par M. Noël Rocchiccioli, chargé de mission à la Direction des Transports et des Grands Equipements de la Région, en présence de MM Paolo, Issautier, J.M Fabron et   moi-même.
Il s’est montré tout à fait satisfait et a trouvé valable l'amélioration de cette voie aux atouts touristiques remarquables.

 2008

 29 Mars

 Lucien GILLY élu Maire de Jausiers. Il succède à Jean Pierre AUBERT qui devient maire de Barcelonnette.

 2008

 29 mars

 Jean Pierre Issautier réélu Maire de Saint Dalmas le Selvage.
Ses Concitoyens reconnaissent ainsi ses qualités de bon gestionnaire de la Commune ainsi que son caractère altruiste.
Tenant compte de ses lourdes taches de Maire et d’exploitant agricole et sachant mon attachement à la route, il propose à son conseil Municipal de m’élire délégué de la Commune, ce que les textes permettent. Je l’en remercie car j’ai été extrêmement sensible à cette marque de confiance.
A l’Assemblée Générale suivante je fus reconduit au poste de président à l’unanimité de suffrages.

 2010

 Mars

 Ouverture au cyclisme
L’Assemblée Générale du 10 avril 2010 décida, concomitamment avec le Département des A.M., d’équiper la route de bornes kilométriques originales, portant les pentes d’un kilomètre sur l’autre, chose très appréciée par les très nombreux cyclistes qui s’y adonnent sur les deux versants de la Bonette.
A cette même Assemblée Générale, fut décidée la réalisation de bandes cyclables dans le sens montant, partout où la configuration du sol le permet.
Ainsi les voitures pourront doubler les vélos avec une sécurité accrue.

 2011

 23 juillet

 Pèlerinage à Notre Dame du très Haut, présidé par Monseigneur sankalé, évêque de Nice, assisté du Père Magnen, doyen de la Paroisse N.D. de la Tinée, en présence de M. Estrosi, Député-maire de Nice, de Mme Caroline Migliore Murris, Conseillère Générale, de M. Jean Pierre Issautier, Maire de Saint Dalmas le Selvage, entouré de nombreux Maires dont ceux du Canton, du Président de l’ARDB, de nombreux délégués du SIVU ainsi que d’une foule de Pèlerins venus des deux vallées ou d’ailleurs.

Le temps est splendide, Soleil et ciel bleu, sans nuage et sans vent…
Les divers Orateurs se sont plu à décrire la magnificence de la route et de son site alentour en soulignant tous les attraits touristiques de celle-ci :
-       Plus haute route inter-vallées d’Europe
-       Plus bel itinéraire touristique de haute montagne
-       Un panorama exceptionnel à son sommet sur 360 °
-       Une des seules routes à traverser un parc national.
-       Une flore et une faune de toute beauté et souvent unique du fait de la situation en haute montagne, baignant dans un climat méditerranéen.
-       Des fortifications édifiées à une époque charnière où les unes sont de construction du passé et des matériaux de toujours, et, à proximité immédiate, des constructions de la dernière guerre façon « Maginot » en béton armé fortement ferraillé.
-       Des hameaux anciens liés à l’histoire de notre pays, tels que Chalanette, Bousieyas, le Pra….

Enfin, pour ceux qui parcourent la route sur sa totalité entre l’Ubaye et la Méditerranée, la découverte de magnifiques villages en fond de vallée ou haut perchés, tous plus originaux et accueillants les uns que les autres. 

           

 

La route la plus haute d’Europe peut être considérée comme Sauvée

Je me dois de rendre hommage

 

- aux Communes de Jausiers et Saint Dalmas le Selvage qui ont fortement milité tant pour l’ouverture, que pour le sauvetage de la route.

- au Conseil général des A.M. qui a réalisé la jonction, puis assuré la restauration de la Route sur le versant A.M.

- au Conseil Régional PACA dont le financement a permis la restauration de la Route sur le versant A.H.P

- à Tous ceux qui dans les années 50 ont permis l’ouverture de la Route

- à Tous ceux qui ont décidé d’un nouveau tracé pour en faire la plus haute route Inter-vallées d’Europe, dont l’inauguration a eu lieu le 2 octobre 1961

- à la S.D.A. Tinée qui a assuré la totalité de la maitrise d’ouvrage des travaux

- aux 16 Communes qui se sont associées pour la création du SIVU, à leurs Maires et à tous leurs Délégués

- A tous ceux qui, peu ou prou, m'ont aidé à sauver cette voie prestigieuse

- A tous ceux qui, aujourd’hui, continuent à œuvrer pour son amélioration et son rayonnement.