La Faune du Mercantour

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Les mammifères :

Sur les 101 espèces de mammifères terrestres français, une soixantaine parcourt le massif du Mercantour.
Le chamois, athlète des névés, et le bouquetin, virtuose de l'escalade, arpentent la pelouse alpine. Si la marmotte s'endort pour l'hiver au fond de son terrier, le lièvre variable et l'hermine en profitent pour changer de robe.
Quant au loup, très difficile à observer en raison de sa crainte de l’homme, il a effectué un retour naturel dans la région après 70 ans d’absence.
Dix-neuf des vingt-neuf espèces de chauves-souris européennes sont présentes ; c'est ainsi que le molosse de Cestoni, espèce méditerranéenne, côtoie la sérotine bicolore, espèce arctique.
Traces de pas, hurlements, déjections… sont autant d'indices qui pourront vous aider à les trouver. Silencieusement, vous pourrez les observer dans leur vie quotidienne….


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Les ongulés

Le bouquetin
le chamois
le mouflons
 le cerf

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Les canidés

Le loup
Le renard

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Un rongeur 

La marmotte

Paresseuse et gourmande, la marmotte est cependant vigilante et farouche. Vous aurez à coup sûr entendu son sifflement si puissant en montagne annonçant à ses congénères votre arrivée.

Comment la reconnaître 
Un corps trapu long d’une cinquantaine de centimètres, des petites oreilles, une robe brunâtre mêlée de gris et une allure pataude : on ne s’y trompe pas, c’est bien la petite marmotte.
Biologie et comportement 
Célèbre pour son hibernation dés les premières neiges de octobre jusqu’à mars, la marmotte est en léthargie totale dans son terrier bien obstrué. Au printemps, amaigrie et affaiblie par la saison froide, elle reprend son activité mais elle est vulnérable car trahie par la neige encore bien présente. Facilement repérable, l’aigle royal ne l’épargne pas. Elle se nourrit de plantes herbacées, parfois d’insectes et de vers.
Où la trouver 
Très fréquente sur les versants de la route de la Bonette, vous l’entendrez ou l’observerez entre 700 et 2 800 m d’altitude dans les pelouses alpines. 
En été vous pourrez observer de nombreuses marmottes aux abords immédiats de la route. Chaque année malheureusement beaucoup se font tuer par les véhicules. Prudence aussi aux cyclistes qui peuvent voir surgir une marmotte devant leur roue …

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Un mustélidé

L'hermine

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Un lagomorphe

Le lièvre variable

Espèce vulnérable, il est assez difficile de l’observer. Il faut être patient et être présent lors de la tombée de la nuit.
Comment le reconnaître 
Il change de couleur de pelage suivant les saisons d’où son nom de « lièvre variable » : sa robe entièrement grise et brune en été, devient blanche en hiver sauf l’extrémité de ses oreilles où persiste une tâche noire toute l’année.
Son poids peut varier de 2 à 4 kg.

Biologie et comportement
Actif toute l’année, il sort essentiellement au crépuscule et la nuit. Il se nourrit de plantes herbacées et de jeunes pousses d’arbres. Ses principaux prédateurs sont principalement l’aigle royal et le hibou grand-duc mais aussi le renard et le loup.
Le changement de coloration de son pelage lui permet un camouflage très performant.
En hiver, ses larges doigts abondamment couverts de poils jouent le même rôle que des raquettes dans la neige. Ses empreintes sont d’ailleurs très facilement reconnaissables, avec leur forme de Y. 
Où le trouver ?
Entre 1 400 et 300 m, il fréquente les landes et pelouses d’altitude avec blocs rocheux. Il est peu commun dans le Parc national du Mercantour.
Statut de protection
Espèce dont la chasse est autorisée en dehors du cœur de Parc.
Espèces ressemblantes
Il peut-être confondu, durant la période estivale, avec le lièvre d’Europe.

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Les chiroptères (famille des chauves-souris)

Le molosse de Cestoni
La Sérotine boréale

LE GYPAETE BARBU 
Gypaetus barbatus
Ordre des rapaces diurnes
Famille des Accipitridés

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Un des plus grands rapaces d’Europe, il est un animal exceptionnel de part sa taille, sa longévité et l’étendue de son territoire. Il tire son nom d’espèce "barbatus" d’une sorte de barbichette de plumes qui pousse au niveau du bec.

Exterminé par l’homme, le gypaète barbu avait disparu dans les Alpes au début du 20ème siècle. Un vaste programme international de réintroduction est en cours depuis 1986 dans les Alpes, avec des lâchers sur l’espace de l’Argentera-Mercantour dès 1993.
Comment le reconnaître ?
 Le gypaète se distingue avant tout par sa grande taille avec une envergure d’environ 2,80 m, qui font de lui un des plus grands oiseaux d’Europe avec les vautours fauve et moine. Ses ailes plus fines, sa queue allongée et en coin permettent de le distinguer de ces deux vautours.
Le gypaète adulte a une tête et un poitrail blanc-orangé et des ailes contrastées de gris et de noir sur le dessous. De près, son œil est entouré d’un remarquable cercle rouge plus ou moins dilaté lui permettant de communiquer des émotions. 
Biologie et comportement
Comme les autres vautours, il est strictement charognard ; on l’appelle aussi le « casseur d’os » car il se nourrit à 80 % d’os et de ligaments prélevés sur les carcasses d’ongulés morts. Il vient donc en général se nourrir sur les restes dédaignés par les corbeaux, aigles ou vautours fauves. Il avale les os en entier ou, pour les plus gros, après les avoir cassés en les lâchant sur des rochers lorsqu’il est en vol. De puissants sucs gastriques lui permettent d’assimiler cette nourriture peu commune.

Le gypaète est un oiseau sédentaire qui passe toute l’année en couple sur son territoire ; il niche en falaise dans une aire constituée de branchages et d’une coupe douillette de laine permettant à l’unique poussin de résister au froid régnant en altitude. Son faible taux de reproduction et les menaces réduisant le taux de survie des adultes (tirs, empoisonnements, électrocutions, dérangements sur les sites de reproduction) rendent l’espèce encore très fragile malgré les efforts faits pour sa conservation.

Insolite ! 
Pour être beau au moment de la reproduction, le gypaète se colore le plumage en orange en se trempant dans de la boue ferrugineuses ! C’est un des rares cas de coloration cosmétique dans le monde animal. 
 
Où le trouver ?
Le gypaète est une espèce des espaces ouverts et, dans les Alpes, il se cantonne, à la haute montagne. Un couple de gypaètes exploite un vaste territoire d’environ 300 km2, en parcourant longuement les crêtes et les alpages à la recherche de cadavres. On peut observer l’espèce sur l’ensemble des Parcs du Mercantour et Alpi Marittime où le programme de réintroduction permet peu à peu son retour.
Vous pouvez notamment observer de jeunes gypaètes lâchés avec certaines plumes décolorées selon un code permettant leur identification.


Espèce ressemblante 
Les vautours fauves et moines ont une taille similaire mais leur ailes plus larges leur donnent une allure plus massive.
Les jeunes gypaètes encore sombres sont plus difficiles à reconnaître, mais on portera attention à l’extrémité de la queue qui est toujours en coin chez les gypaètes (contrairement aux autres vautours et à l’aigle).

Statut de protection 

C’est une espèce en danger d’extinction qui bénéficie d’une protection intégrale au niveau national (arrêté modifié du 17 avril 1981). La perturbation intentionnelle des gypaètes à proximité de leur site de reproduction est interdite par l’arrêté ministériel du 12 décembre 2005 (R 415-1 du Code de l’Environnement).

  Mais aussi :

Les insectes
Les poissons
Les insectes
Les amphibiens
Les reptiles

 

Circuler dans le Parc Du Mercantour sur la route de la Bonette :
Soyez vigilants et limitez votre vitesse pour profiter de la beauté des lieux.

La route de la Bonette en hiver : 
Recommandations pour la  faune hivernale 
Vous êtes nombreux à emprunter la route de la Bonette en période hivernale pour la randonnée.  De nombreux animaux sauvages sont présents aux abords de cet itinéraire. Pour tous les animaux, l’hiver est une période difficile où chaque calorie a son importance et toute dépense inutile peut être fatale. Aussi il est important que les randonneurs soient respectueux de ce grand théâtre naturel qu’est la montagne l’hiver, sans troubler le fragile équilibre.